On pourrait croire qu'il ne se passe rien, que je ne vole plus. Ce n'est pas tout à fait vrai : les conditions météo n'ont pas été optimales, vents du NNE ces dernières semaines. J'ai été contacté par notre président de Cumulux pour aller voler sur une pente, style pente-école entre Grosbous et Eschdorf, le long de la nationale. J'y suis allé, on n'a pas vraiment volé, le vent étant trop faible. J'y suis retourné le lendemain, où j'ai fait 3 petits vols. Je viens d'y retourner aujourd'hui pour en faire 4. Le site est vraiment sécurisant dans la mesure où l'atterro peut se pratiquer partout en bas de la pente. Les seuls obstacles sont des arbres évitables et une clôture dans le bas du champ. C'est en tout cas une bonne pente pour de petits décollages et atterrissages.
Voici les coordonnées GPS : 49.861464, 5.935351 à coller dans la recherche sur Google maps ou Google Earth.
Je mets mon expérience, souvent risquée, à la connaissance de personnes qui seraient tentées de faire comme moi.
lundi 21 septembre 2009
mardi 1 septembre 2009
Décollage en campagne, atterro style spiderman
Le lundi 24, belle fin de journée, vent Sud-West. J'ai entendu parler du Bremerheck, déco orienté Sud au-dessus de Michelau. Je regarde sur Google Earth et repère l'endroit. Je ne trouve aucune référence à ce nom. Sur place, je pense être au bon endroit. Le dénivelé descend jusqu'au village, mais pas très fort... De plus, il y a une ligne à haute tension sur la droite. Je descends jusqu'à l'atterro pour visualiser l'approche. Le terrain de foot, entouré de pylônes d'éclairage, de filets entourant les buts me paraît assez difficile d'accès. Mais il y a du dégagement en aval et d'autres endroits où se poser. Je remonte et me prépare pour le décollage. Le vent n'est pas trop fort, j'attends que cela souffle un peu, la pente n'étant pas forte. Le moment vient où je gonfle et passe en phase de décollage. Je ne passe pas haut au-dessus de la haie en bas du champ, mais je continue. Je ne prends guère de hauteur et je rase les arbres sur mon chemin. Je décide de me poser car j'estime ne pas arriver jusqu'en bas sans risque. Je tourne vers la gauche et me pose en montée dans un champ. Je remonte vers le déco. Je repars pour un déco, le vent est un peu plus fort et je suis un peu plus haut. Je descends vers l'atterro que je vois loin, sur la gauche, derrière la ligne de haute tension. Je ne suis pas assez haut pour rejoindre le terrain. Tout droit, je vois des endroits où me poser éventuellement dans la vallée. Je longe une sapinière, et décide de me poser plus haut. La ligne de chemin de fer et le manque d'options d'atterrissage, le manque de hauteur m'ont fait choisir cette option. Deviendrais-je raisonnable ? Posé dans un champ, la voile retombant sur une clôture. Pas de dégâts. Je remonte. Je vois un autre endroit possible sur la gauche, à environ 1 Km d'où je suis. Je m'y rends. En arrivant sur place, je tombe sur Patrick et Steve qui débarquent de leur voiture pour un petit vol. Je leur demande où est le Bremerheck et ils me disent que j'y suis. Je ne vois pas vraiment d'où décoller, le champ a une pente vraiment faible. Il y a une trouée en bas du champ et c'est là que le décollage est possible. Les deux collègues se préparent en haut du champ. J'imagine qu'il leur faut galoper un moment avant que ça décolle et j'ai raison... Le vent n'est pas trop fort et le déco se fait de justesse. Je les regarde partir puis décolle à mon tour. C'est autre chose que l'endroit où je me trouvais avant. On voit le terrain en bas et je file en ligne droite vers celui-ci. Il y a des petites ressources mais c'est le plouf qui m'attend. Je négocie le terrain par la droite, mais je suis un peu haut. Je veux éviter les filets qui délimitent le terrain, les pylônes d'éclairage empêchent les manœuvres. Je suis encore trop haut, je bouffe tout le terrain. Devant moi, les filets qui empêchent les ballons de voler trop loin. Et vlan, spiderman m'a pris dans sa toile. Je me retrouve pris comme une mouche dans une toile d'araignée. Je me marre de la situation, trop cocasse. La voile est passée au-dessus des structures. Décrochage des élévateurs et récupération de la voile (avec coup de main de l'athlétique Steve). On remonte avec la voiture de Patrick, pilotée par son épouse. J'apprends qu'il habite le village. En haut, on constate que le vent est passé Ouest. On décide d'aller jusqu'au Gringlay. Patrick et Steve décollent. Je les observe un moment puis me prépare. Je m'envole à mon tour et je ne les vois nulle part. Ce n'est pas possible qu'ils aient déjà replié ! Je chope ce qui traîne comme ascendances, puis me dirige vers l'atterro officiel du camping. Je me demande bien où ils ont pu passer... Dans ma perte d'altitude, j'aperçois leurs voiles au bout de la vallée, vers Michelau. Je me mets en position finesse max, profilé et me dirige vers eux. L'air est calme et j'avance à fond vers eux, sans descendre beaucoup. C'est génial comme sensation, survolant la route. Je dois même perdre un peu pour me poser près d'eux. Fin de journée.
Traces sauvegardées.
dimanche 16 août 2009
Atterro risqué, évitement au dernier moment.
Gringlay, le 15/08/2009.
Raym m'a téléphoné pour me demander si les conditions de vol étaient bonnes. J'étais à la maison, je suis allé voir sur place. Effectivement, ça a l'air bon. Je suis seul, je décolle pour un vol de 18 min. Entretemps, Momo, Nick, Jean-Pol et Rosch se pointent pendant je remonte à pied. Purée, je sens la différence d'avec mon ancien sac-sellette. Le sac, le secours, la nouvelle sellette Access, ça fait une bonne différence de poids et c'est bien ressenti en côte, croyez-moi ! Je repars pour un deuxième vol, mais je tiens moins bien et je vise l'atterro d'urgence. Un peu court ! Je vois les fils électriques et j'estime que je ne passerai pas au-dessus, virage à gauche pour me poser près de la brasserie. J'évite un arbre par la droite. Ca plombe et je me vois déjà dans le jardin et sa clôture. Je passe tout juste et je me tape le cul sur le muret du canal pour le moulin. Ouille ! ça fait vachement mal au dos, je n'ose pas me relever, je me dis que cette fois, c'est cuit, c'est bon pour l'ambulance. Heureusement que j'avais l'airbag ! Je peux me relever assez rapidement. La douleur persiste mais aucun mouvement n'est altéré. Problème : la voile a atterri dans un petit arbre. Je signale par radio que je me suis fait mal. Ils arrivent rapidement. Momo décolle pour se poser directement tout près et débarque avec toute son énergie. Il en a besoin pour monter dans l'arbre. Tout le monde est là. On débarrasse l'arbre de la voile. Pas de dégâts, sinon quelques branches cassées. Je propose d'offrir une tournée à tous ces braves, mais Momo propose de revoler, ce que je vais faire de ce pas. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud. Au contrôle de la voile, Momo détecte que la clé que j'avais au 2ème vol est toujours là et a abimé des suspentes du bord de fuite. Rien d'alarmant, mais il faudra que je fasse réparer cela. Un troisième vol, avec un atterrissage sécurisé sur le terrain officiel. Légère appréhension après ce qui vient de se passer mais touché bien doux, heureusement car j'ai mal quand même. On va pouvoir boire ce verre tant mérité.
Pour éviter des "problèmes" au club, la vidéo a été supprimée de Youtube, mais reste valable ici...
Vols enregistrés
Raym m'a téléphoné pour me demander si les conditions de vol étaient bonnes. J'étais à la maison, je suis allé voir sur place. Effectivement, ça a l'air bon. Je suis seul, je décolle pour un vol de 18 min. Entretemps, Momo, Nick, Jean-Pol et Rosch se pointent pendant je remonte à pied. Purée, je sens la différence d'avec mon ancien sac-sellette. Le sac, le secours, la nouvelle sellette Access, ça fait une bonne différence de poids et c'est bien ressenti en côte, croyez-moi ! Je repars pour un deuxième vol, mais je tiens moins bien et je vise l'atterro d'urgence. Un peu court ! Je vois les fils électriques et j'estime que je ne passerai pas au-dessus, virage à gauche pour me poser près de la brasserie. J'évite un arbre par la droite. Ca plombe et je me vois déjà dans le jardin et sa clôture. Je passe tout juste et je me tape le cul sur le muret du canal pour le moulin. Ouille ! ça fait vachement mal au dos, je n'ose pas me relever, je me dis que cette fois, c'est cuit, c'est bon pour l'ambulance. Heureusement que j'avais l'airbag ! Je peux me relever assez rapidement. La douleur persiste mais aucun mouvement n'est altéré. Problème : la voile a atterri dans un petit arbre. Je signale par radio que je me suis fait mal. Ils arrivent rapidement. Momo décolle pour se poser directement tout près et débarque avec toute son énergie. Il en a besoin pour monter dans l'arbre. Tout le monde est là. On débarrasse l'arbre de la voile. Pas de dégâts, sinon quelques branches cassées. Je propose d'offrir une tournée à tous ces braves, mais Momo propose de revoler, ce que je vais faire de ce pas. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud. Au contrôle de la voile, Momo détecte que la clé que j'avais au 2ème vol est toujours là et a abimé des suspentes du bord de fuite. Rien d'alarmant, mais il faudra que je fasse réparer cela. Un troisième vol, avec un atterrissage sécurisé sur le terrain officiel. Légère appréhension après ce qui vient de se passer mais touché bien doux, heureusement car j'ai mal quand même. On va pouvoir boire ce verre tant mérité.
Pour éviter des "problèmes" au club, la vidéo a été supprimée de Youtube, mais reste valable ici...
Vols enregistrés
mercredi 12 août 2009
Conditions fortes : accélérateur bienvenu !
Gringlay. Vent annoncé Ouest, 16 Km/h. Sur place, ça souffle fort, avec des rafales. Je me prépare malgré tout. Yann se pointe, ainsi que Raym, mais sans voile. On attend un bon moment. Le ciel se couvre de strato-cumulus et alto-stratus en seconde couche. Je vois arriver une éclaircie au vent, je me dis que je vais attendre ces conditions. Les autres sont repartis. Cela se calme : je décolle pour une montée immédiate. Ca secoue bien, mais rien de plus que d'habitude. J'ai ma nouvelle sellette et je ressens moins les secousses. Je monte quelques fois, je chope du + 3,7 m/s, mon vario bipe comme un fou ! Je descends pas mal aussi. Je fais les transitions à l'accélérateur dont j'ai équipé mon matos. C'est la première fois que j'utilise cet accessoire. Ça remue encore plus et cela commence à m'inquiéter. En regardant en bas, je constate que je recule, bras hauts ! Ouah! Je descends maintenant en reculant. Je vois s'approcher les arbres. Je suis jambes tendues sur l'accélérateur. Ça descend encore mais je commence à avancer, m'éloigner du relief et de même des arbres que je n'apprécie pas plus que ça dans le cadre de pratique du parapente. Je suis chahuté dans tous les sens. Je trouve une zone plus calme pour la descente (enfin, relativement calme). Je n'essaie même pas l'atterro officiel, déclaré turbulent par fort vent Ouest, ce qui est vraiment le cas à l'instant. Un petit circuit et atterrissage sans problème sur le terrain d'urgence. Le vent souffle maintenant de tous les côtés, au sol. Je suis vraiment content d'être sur le plancher des vaches ! Je ne recommencerai plus ce genre de chose, j'ai vraiment balisé pendant un moment ! Cela m'a fait penser la fois où je me suis pris une vague à Tenerife lorsque je faisais du bodyboard et où j'ai cru y rester. Mon erreur a été d'estimer que le vent allait faiblir en fin de soirée, que la diminution de la nébulosité que je voyais arriver présageait d'une accalmie. Expérience enregistrée dans le tiroir rouge de ma conscience.
Vol enregistré
Vol enregistré
lundi 10 août 2009
Vol à la carte au C.E.M.

Ce week-end, direction les Vosges, pour rencontrer mon pote Pascal et voler. J'ai pris la formule "Vols à la carte", pensant ainsi être évalué et corrigé par un moniteur suivant mon niveau. Samedi, météo mauvaise, orages, pluie : randonnée autour du Treh et tartes à la myrtille. Le soir, invitation par Pascal à manger chez lui (et boire, surtout). Dimanche matin, rendez-vous à 8 heures au chalet Le Point, puis direction Le Schnepfenried. Le déco est dans les nuages, un petit vent régulier NE souffle et commence à dégager la grisaille par endroits. On ne voit pas l'atterro, mais Camille, à la radio annonce que c'est dégagé dans la vallée. Eric envoie les gars les uns après les autres pour un plouf. Je fais un gonflage face voile puis je pars à mon tour, suivi d'Eric en biplace avec ma femme. Quelques remarques de Camille sur mon atterro. C'est reparti pour un tour. Remontée en camionnette, puis 15 min de marche vers le déco. Plan de vol annoncé : plouf. J'essaie d'accrocher, mais cela reste faible et je me retrouve un peu loin sous le vent de l'atterro. Je rame et je rentre au radada. Eric me fait remarquer que j'aurais du jouer sous le vent pour éviter ce genre de situation. Dont acte. C'est fini pour les vols à la carte, mais je refais un vol avec les monos, les conditions sont un peu meilleures mais j'ai du mal d'accrocher quelque chose, quelques bulles par-ci, par-là. Un atterro dans les règles de l'art. Je paie les 80 € pour le vol biplace à Eric puis nous remontons au chalet Le Point, où l'on me réclame encore la même somme pour les vols à la carte...
jeudi 6 août 2009
Vols de rêve à Kanfen
Mercredi, vent annoncé Est de 10Km/h. Je me pointe vers 17 h. au déco. Personne n'est en l'air. On me dit que ça volait plus tôt, avec des thermiques à 1000 m. Zut ! Trop tard ! Le vent est pourtant assez fort et régulier. Je gonfle et je décolle pour un vol de plus d'une heure, avec pas mal de trafic à gérer. Je descends sous la crête et je me dis que c'est bon pour un plouf mais je chope quelque chose et je ne descendrai plus avant d'aller me vacher à hauteur de l'antenne TV de Dudelange. j'ai traîné par là avec l'espoir de remonter pour rejoindre le déco mais les conditions sont devenues un peu plus faibles et je n'ai pas pris la décision de me rapprocher vers le Sud. J'atterris finalement dans un champ moissonné et je commence à replier, pensant me taper la grimpette et la randonnée jusqu'au déco. Voilà le moissonneur qui se pointe et qui me propose de me reconduire... Cool ! Me revoilà au déco. Les conditions reviennent et je déballe le matos. Et vroum pour un vol de 50 min., mais je reste dans le coin, je n'ai pas envie de retenter la chance de l'autostop. Repose au déco, ça n'a plus l'air de tenir autant. Michel de Mos'ailes lâche ses élèves pour des ploufs, avec le vent qui revient. Un d'eux reprend de l'altitude et Michel le fait se poser au déco. Je décide alors de retenter ma chance. Ça monte directement ! C'est génial ! Je reste sur la crête et je voudrais tester les approches du déco, mais ça tient vraiment trop. Pas moyen de descendre ! On est 3 en l'air, à faire le circuit de la crête. L'air est tellement laminaire que je perçois les turbulences des autres voiles lorsque je passe sous leur vent. J'essaie les oreilles en toute sécurité, avec évidemment le pilotage à la sellette. C'est dur à tenir quand même. Heureusement que j'ai des gants. Il fait 20°C, c'est super agréable ! Le soleil se couche et je suis toujours en l'air... Le parking commence à se déserter. J'ai toujours mes lunettes de soleil et j'ai peur de les perdre en les enlevant. Finalement, je les mets dans la poche de la sellette. Il était temps, je commençais à ne plus voir les 2 autres pilotes ! Je fais des 360° dans les 2 sens pour perdre de l'altitude, mais je remonte toujours ! Il est vraiment temps d'aller se poser, je suis le dernier en l'air ! Je m'éloigne du relief pour revenir à bonne hauteur, un peu trop bas mais je me pose quand même en vent travers.
Hooah! un vol de plus d'une heure !
Vols enregistrés.
Hooah! un vol de plus d'une heure !
Vols enregistrés.
jeudi 30 juillet 2009
Vol par conditions fortes au Gringlay
Sur le site météo xcweather, vent annoncé 20-22 Km/h Ouest. Bon pour le Gringlay ! Mais ces vitesses n'incluent pas le phénomène d'ajout des ascendances par les cumuli. Constatation : ça soufflait vachement fort quand je suis arrivé au déco. J'attends que ça se calme un peu pendant plus d'une heure et puis le créneau arrive. Décollage avec montée immédiate : c'est parti mon kiki, de l'ascendance dans tous les coins, mais ça secoue bien ! J'ai chopé une fermeture sur l'aile droite et directement sur l'aile gauche, le tout en quelques instants. Pas à l'aise ! Sûrement un manque d'habitude, ce n'est jamais que mon 24ème vol... Ça tient ainsi pendant une bonne heure, mon record ! Je suis descendu sous la crête et les conditions sont tellement bonnes que je suis remonté encore plus haut, un gain de 194 m. Mes accompagnateurs sont descendus à l'atterro. Je ne vais pas les faire attendre trop longtemps et je n'essaie plus de tenir en l'air. L'approche est chaotique, je reste sur la gauche de la vallée, il y a des turbulences sous le couvert Ouest. Vallée étroite, ça bouge en arrivant, je ne suis pas rassuré, c'est là que je m'étais fait vachement mal lors de mon premier vol sur ce site. J'enquille la finale en me plaçant le plus à droite en remontant la vallée, au-dessus de la rivière. J'ai même une petite fermeture du bout d'aile droite... tout relevé, ça file à bonne vitesse vers le terrain, mais je suis bien positionné et un bon freinage me ralentit suffisamment pour un atterrissage convenable. Pas fâché d'être au sol, le dernier tronçon m'a fait flipper. Remontée avec Fern sur sa moto pour récupérer la voiture au parking Leweck. Je suis vanné : ça fatigue, le grand air.
Trace sauvegardée
Trace sauvegardée
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